L’hiver s’installe doucement. Le Soleil a décidé que la lumière triompherait sur la nuit. Pour beaucoup de gens, vacances et cocooning commencent. Le rythme ralentit. Le temps est propice à l’introspection. C’est la fin décembre. C’est la fin de l’année.

Pour ma part, cette période est également synonyme de rituels. Des rituels qui vont au-delà des biscuits de pain d’épices confectionnés avec les enfants et des journées en pyjamas. Ce sont des rituels de retour vers soi. Pour porter un regard sur ce qui a été et sur ce que je souhaite pour la nouvelle année à venir.

Je vous présente aujourd’hui quelques composantes de mes rituels de fin d’année. J’espère sincèrement que l’une ou l’autre de ces idées saura vous inspirer. Avant tout, je vous souhaite d’être douce envers vous-mêmes : il n’y a pas d’ordre précis, pas d’obligations, pas de bons ou de moins bons moments pour pratiquer ces rituels. Suivez votre intuition, la façon dont vous vous sentez ici et maintenant. Ne forcez rien. Vous le savez, tout au fond de vous, de quoi vous avez réellement besoin.

Honorer l’année qui se termine

D’une année à l’autre, ma façon d’honorer l’année qui se termine peut varier. En ce sens, je ne sais pas encore comment je le ferai très exactement cette année. Et c’est très bien ainsi. J’ai confiance.

Deux grands thèmes guident toutefois mon écriture ou, encore, mes pensées dans un moment consacré : honorer mes joies et honorer mes épreuves. Je prends ainsi le temps de lister mes petites et mes grandes joies de l’année, car il y en a toujours, toujours. Je liste ensuite toutes mes épreuves et le négatif que je ne veux pas traîner avec moi lors du passage vers la nouvelle année : des réactions, des patterns, des relations toxiques, des habitudes de vie, des conflits, des rancœurs, etc. Il n’y a pas de règles, pas trop petites épreuves, on écrit tout… ou on le verbalise dans notre tête, on le peint, alouette! L’important, c’est que – autant pour les joies que les peines – on soit franche envers soi-même et qu’on soit prête à nommer ce qu’on désirer laisser aller.

Remercier

Cette période de l’année permet facilement de remercier les gens qui nous entourent et il ne faut surtout pas hésiter à le faire. J’aime dire aux gens ce qu’ils m’ont apporté, comment ils m’ont fait grandir. Ça peut être fait de vive voix ou par écrit. Dans tous les cas, cela fait toujours grandement plaisir, surtout quand ça vient du cœur.

Je prends également le temps de me créer une bulle pour remercier l’Univers pour les joies qui se sont présentées à moi, mais également pour les épreuves que j’ai traversées. Je le remercie en prenant soin de nommer pour chacune d’entre elles ce que ça m’a apporté, quelles leçons j’ai pu en tirer. Je prends le temps de réaliser que tout ce que j’ai vécu m’a fait grandir et j’exprime ma gratitude. Ensuite, j’aime détruire physiquement la liste de ce que je laisse aller. Ça amène un très grand sentiment de légèreté.

Se déposer

L’ensemble de mes rituels de fin d’année nécessite de me déposer, de prendre un pas de recul. Faire le bilan demande de s’installer calmement, de se créer une bulle juste à soi, d’être bien. Comme plusieurs le savent, j’aime particulièrement l’écriture comme outil d’introspection et de manifestation, c’est pourquoi j’ai adopté depuis plusieurs saisons le cahier Partir du bon pied où, chaque saison, nous nous déposons autour de questions liées à quatre grands thèmes : Qui suis-je? Qui je veux être? Quels sont les rêves qui m’habitent? Quels sont les défis qui m’attendent? Outre l’écriture, spontanée ou guidée, vous pouvez vous déposer de multiples autres manières, dont la méditation et la visualisation.

Manifester

Depuis plusieurs années, je me tiens loin des fameux objectifs de début d’année. Vous savez, le piège de ces résolutions légères, prises sans réelles réflexions et qui passent vite aux oubliettes?

Je me concentre d’abord sur la façon dont je veux me sentir, sur les émotions que je veux vivre au quotidien. Habituellement, à ce stade-ci, j’ai trouvé le mot-phare qui guidera l’année suivante. (À titre d’exemple, en 2018, j’avais élu Ralentir et, en 2019, Connecter.) Je manifeste alors en lien avec ce mot-phare, tout en formulant des demandes précises avec, bien entendu, la confiance que ces demandes, alignées avec qui je suis et avec qui je souhaite être, se réaliseront ou, encore, laisseront la place à quelque chose de mieux pour moi.

L’important, à la suite des ces rituels, c’est de savoir lâcher prise, mais sans oublier qu’il faut poser action et mettre du sien pour que l’année suivante soit à la hauteur de nos rêves!

Namasté!