J’ai souvent envie de chanter, sur un air très connu: Donnez-moi… donnez-moi de l’ordinaire! Non pas que je me contente de peu et que je ne souhaite pas évoluer, loin de là! C’est plutôt un désir profond de trouver le bonheur dans les petites choses.

Je viens de vivre une semaine de pause avec les enfants. J’aurais pu la combler de 1001 activités, mais je ne l’ai pas fait. Nous avons décidé de vivre cette semaine au gré de nos humeurs et de nos envies : un film tous blottis ensemble, une balade à vélo, une visite au parc, des moments d’ennui aussi. Parce qu’ils sont nécessaires. Parce qu’il ne faut pas en avoir peur.

Pour le mois qui vient, j’ai donc envie de poursuivre et de manifester sur cette douce lancée.

Donnez-moi de l’ordinaire.
Je veux entendre les oiseaux qui chantent à mon réveil
Plutôt qu’un concert en plein air.

Je veux des câlins doux et spontanés de mes enfants
Plutôt qu’un massage payé dans un spa.

Je veux un ciel étoilé à la campagne
Plutôt qu’une visite au Planétarium.

Je veux une discussion avec mes fermiers de famille
Plutôt que les froids néons du rayon des légumes.

Je veux lire à l’ombre d’un grand arbre
Plutôt que sur une plage dans le Sud.

Je veux un pique-nique sur le bord de l’eau
Plutôt qu’un restaurant cinq étoiles.

Je veux un beau coucher de soleil
Plutôt que la tour Eiffel.

Donnez-moi de l’ordinaire.
Je saurai l’apprécier.
Promis.