Février, février, qu’as-tu à m’apprendre?

Je t’ai longtemps mis de côté, car tu étais synonyme de dépression saisonnière, de fête commerciale, de passage obligé. Je t’ai mis de côté, toi et tes trottoirs glacés. Toi et ton manque de lumière. Toi et tes tempêtes. Toi et tes températures qui fluctuent sans crier gare. Toi et ton manque de vitamines. Toi et ton manque de jours.

Fatiguée, impatiente, découragée, faible, grognonne, pressée, je t’ai longtemps longtemps longtemps mis de côté.

Mais je choisis cette année de te réapprivoiser, février. À mon rythme, en direct de mon cocon. Sans rien forcer. En me connectant à qui je suis, à mon intuition.

Je le sais, au fond, que nous pouvons arriver à nous entendre, février.