LES ENFANTS. Ils sont là. Ils jouent. Et pendant ce temps, plus rien d’autre n’existe en dehors de cette forêt, de ce palais, de cette ville qu’ils se sont imaginés. Plus rien d’autre n’existe en dehors de cette histoire qui émerge, peu à peu.

Lorsque j’étudiais en théâtre, j’ai souvent entendu qu’il fallait jouer comme les enfants. Non pas en les imitant, mais se plongeant dans l’instant présent. Et puisque «la vie n’est qu’un théâtre» (Shakespeare), pourquoi ne choisirions-nous pas justement d’y jouer comme des enfants? En pleine conscience. En redécouvrant pour la première fois les nuages, la pluie, le goût du chocolat, la brise du vent qui nous saisit d’un frisson un matin d’automne…

Je nous souhaite sincèrement de vivre pleinement.
Ici.
Maintenant.
Parce qu’on ne sait jamais quand le jeu s’arrêtera.