Je dis souvent que je ne suis certainement pas ce qu’on pourrait appeler, dans le jargon marketing, une early adopter. Par contre, je ne traine pas non plus de la patte, comme on le dit si bien. Cela fait de moi une personne à l’affût de la nouveauté, mais qui fait un pas de recul afin de prendre des décisions réfléchies, en accord avec mes valeurs. Je me fonds ainsi dans la moyenne, avec quelques touches d’excentricité bien à moi. Par-ci. Par-là.

Je suis lagom

C’est ainsi que j’ai découvert, à la lecture du populaire livre d’Anne Thoumieux, que je suis une personne très lagom (à prononcer lar-gom). Le livre du lagom, duquel j’ai profité des inspirations et des jolies images apaisantes pendant quelques jours, nous en apprend davantage sur cet art de vivre suédois, cet art de la simplicité dans tous les aspects de notre mode de vie : le travail, l’éducation, la décoration, la mode, les relations, alouette ! Cet art du « ni trop, ni trop peu ».

Juste ce qu’il faut

En adoptant ce mode de vie, l’équilibre est au centre de tout. S’éloigner de la démesure rime également avec un côté responsable : respect de l’environnement, achats durables et locaux, réduction des déchets, garde-robe épurée et intemporelle, etc. On pourrait croire qu’entrer dans la norme, se fondre dans la masse, pourrait être ennuyeux, mais, au contraire, le lagom prône le bonheur de vivre cette simplicité et, surtout, celui du contact humain.

Une société lagom

Il existe dans cet art de vivre suédois un énorme respect pour la collectivité, une solidarité dont il faudrait davantage faire preuve dans notre société basée sur l’individu. Parmi les aspects marquants du livre – je souhaite quand même que vous l’empruntiez pour y jeter un œil, hein ! – et du lagom, on trouve entre autres l’éducation des enfants, soit l’importance de les laisser vivre et être des enfants en public. Personne ne devrait soupirer si un enfant rit trop fort ou grouille un peu : c’est tout à fait normal ! En ce sens, la famille est également primordiale. Il est mal vu de partir tard du travail alors que nous devrions aller passer du temps en famille, nous déposer à la fin de la journée. De plus, quitter trop tard est considéré comme de l’inefficacité (plutôt que du dévouement).

La fika

Je ne peux évidemment passer sous silence la fika, cette pause-café qui est à privilégier tous les matins et les après-midis au travail. Cette pause permet de créer des liens entre collègues, de s’aérer l’esprit, d’être plus efficace par la suite. Elle ne s’étire pas en longueur, mais est juste assez longue pour profiter des nombreux bienfaits du partage. Et qui dirait non à une délicieuse pause-café ?

Profiter de la vie

Passer du bon temps avec les siens, voilà qui est très lagom comme « activité ». Également, en Suède, la nature appartient à tous et est fortement respectée. Il est possible d’aller faire des balades en nature, même sur des terrains privés, sans avoir peur de quelconques représailles. Si on y cueille des fruits, par exemple, on en laisse pour les autres. Tout est toujours dans la mesure et le respect d’autrui.

5 clés pour des loisirs à la suédoise
1. Que l’activité ne soit pas liée à un achat, à la consommation.
2. Être avec des amis ou en famille.
3. Être écoresponsable.
4. Valoriser les activités à l’extérieur, en nature.
5. Faire de chaque voyage, une expérience.

Le livre du lagom est une lecture que je vous recommande, tout en douceur, puisqu’elle comprend de nombreux témoignages, de jolis visuels, des photos et un contenu inspirants.

À lire un peu à la fois, en prenant son temps, loin des écrans, davantage dans le présent.
Et avec un café, peut-être.