RALENTIR. C’est l’intention que je me suis donnée il y a quelques semaines, alors qu’une année tirait à sa fin et que l’autre allait se pointer le bout du nez. C’est ce que plusieurs nomment le mot-phare, le pourquoi de nos actions, de notre année à venir. Ralentir : ce mot m’est apparu évident après un automne teinté par la maladie d’un proche, un automne à vivre en soloparentale alors que je terminais mon baccalauréat en communication. Un automne où je me suis blessée au pied, alors que j’étais littéralement à la course, comme si la vie me disait, justement, de ralentir.

Ralentir ne veut certainement pas dire de ne plus rien faire, mais de prendre le temps. Prendre le temps de piger dans ma pile de livres à lire. D’écouter des documentaires. De méditer chaque jour. D’écrire pour moi, sans retenue.

Ralentir, ça implique surtout de prioriser. Prioriser mes enfants le weekend. Prioriser un travail qui me tient à cœur. Prioriser, surtout, les gens avec lesquels je me sens particulièrement bien. Parce que, ralentir, c’est aussi ça : assumer que certaines personnes ne sont pas une priorité pour passer des moments plus doux et plus fréquents avec les autres.

(Parenthèse – À ce sujet, j’ai lu, hier, une réflexion toute simple, mais ô combien nécessaire : « Si une personne est importante pour toi, montre-le-lui. » Ralentir, c’est aussi prendre le temps de se rappeler ces petites choses, justement.)

Ralentir. Cette intention, ce mot-phare si évident, m’aura permis, déjà, de prendre du temps pour moi. De m’arrêter et de me poser les (bonnes) questions. De prendre une pause pour trouver des réponses, évidentes. De lâcher prise sur ce que ma tête et la société me disent qu’il convient de faire ou de penser.

Ralentir, pour mieux écouter ce que mon cœur avait à me dire, là, maintenant.
Tout simplement.